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DANNENMULLER Eric (1959-)

MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS !

Je suis né le six avril 1959 à sept heures trente du matin, avec plus d'un mois d'avance sur l'horaire prévu. Comme je n'étais pas fini j'ai prolongé mon séjour de plusieurs semaines nourri par perfusion. L'hôpital, j'y suis retourné quelques mois plus tard pour cause de méningite. Les médecins ont alors prévenu mes parents qu'ils devaient s'attendre au pire. Et c'est vrai que durant les trois-quatre premières années de ma vie, ils ont pu se poser quelques questions. J'ai tout fait très tard : marche, langage, propreté, sociabilité, etc...

Je suis venu au piano complètement par hasard, mes parents n'étant pas musiciens et guère mélomanes. Lorsqu'ils se sont installés à Rives, petite ville à 30 kilomètres de Grenoble, un voisin donnait quelques cours le week-end pour arrondir ses fins de mois. M. Louis WOUTERS, honnête homme, osa dire à mes parents au bout de cinq années de leçons que lui même n'était plus assez qualifié pour s'occuper de moi. Mais le virus était là. Au lieu d'écouter les Poppies, je pleurais en découvrant SCHUMANN, LISZT, CHOPIN, que j'écoutais sur un magnétophone à bande - quatre heures d'écoute sans interruption - caché sous mon oreiller dès le couvre-feu décrété. C'est ainsi que j'ai décidé d'être pianiste.

Après deux échecs pour l'entrée au conservatoire, il m'a fallu pourtant faire une croix sur ce rêve d'enfant. Une année comme étudiant salarié à l'école de journalisme de Strasbourg n'a guère été plus convaincante. Pas facile de travailler la nuit comme projectionniste dans un cinéma de banlieue et d'être en forme pour les cours le matin !

Echec aux examens, une année de service militaire, et après le grand vide... J'ai donc bâti un projet de voyage sponsorisé par Fuji Film en 1980 : remonter le Nil jusqu'à sa source. Je n'ai pas été beaucoup plus loin que Khartoum au Soudan, car là, j'ai retrouvé la force et la volonté de me redire "je veux être pianiste" comme dans mes rêves d'enfant. site de rencontre sérieux

Madame TACCON, l'une des femmes de ma vie, avoue elle-même qu'elle ne sait toujours pas pourquoi elle a décidé de me donner ma chance. Imaginez, elle a formé André GOROG, Alexandre THARAUD et bien d'autres, et voir débarquer chez elle un grand dadais de 25 ans qui lui déclare : "Je veux être pianiste". Cette femme merveilleuse, pédagogue exceptionnelle, élève de Marguerite LONG, m'a pourtant fait confiance. Après bien des larmes pour désapprendre, et d'autres encore pour apprendre à apprendre, elle m'a porté jusqu'au prix interconservatoire de la ville de Paris. Je retire maintenant, après en avoir eu honte, une certaine fierté d'avoir été à 31 ans le doyen des premiers prix.

Après cela, parallèlement à une activité professorale de plus en plus important, je me suis mis à donner des concerts, à composer, à jouer de la musique de chambre, réalisant ce fameux rêve d'enfant !

  • Nationalité : francaise
  • Siècle : 21

7 Partitions

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Fax à Elise

La version courte de Fax à Elise que vous pouvez télécharger ici est la première partie d’une composition qui fait 4 minutes 30. La version longue a été écrite pour un spectacle de danse et piano dont la première a eu lieu à l’Espace Culturel Alphonse Daudet de Coignières en mai 2001. J’imagine l’histoire d’un enfant travaillant ses exercices sur le thème de la « Lettre à Elise » et qui rêve qu’il devient pianiste, ses doigts courants sans efforts sur le clavier, réinventant l’œuvre de Beethoven.

327

Ostinato n°1

L’ostinato n°1 est une pièce qui sert de conclusion à la suite pour piano « Saint Quentin, ville nouvelle » bien qu’ayant été écrite antérieurement. Elle fait suite à un prélude, et l’ensemble rend hommage aux enfants du Collège de Saint François d’Assise de Montigny Le Bretonneux qui ont été les victimes de l’avalanche des Orres en janvier 1998. Elle est dédicacée à Estelle, une élève, qui a eu la chance d’être vivante.

165

Jazz au Scarabée

C'est la seconde pièce de la suite " Saint Quentin ville nouvelle " qui en comporte dix, chacune rendant hommage à un village ou un événement qui compose la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines. Le Scarabée est le nom d'une salle de spectacle de La Verrière dans laquelle j'espère jouer un jour.

159

Blues triste

Cette pièce a été écrite à l'origine pour le chanteur Eddy, originaire des DOM-TOM, et destinée à un spectacle de la troupe « illicit dance » du chorégraphe Saint-Quentinois Olaf Sibi. Le morceau est devenu plus jazzy avec Fabienne et Caroline, puis très « blues à la Tom Waits » avec Nicolas et son groupe « Les gentlemen ». Depuis peu, c'est la musique qui servira de base à un travail des élèves du collège « Les Molières » aux Essarts le Roi, pour qu'ils écrivent en groupe leur propre chanson. Dans les mesures 41 à 44, transformer les croches en croches pointées-doubles pour plus de rythme. Faire ressortir la note supérieure des accords de la main droite (thème) et le pouce de la main droite dans les mesures 25 à 40.

154

Boogalisée

Ce morceau a été écrit pour ma fille lors de son apprentissage du piano. Il faut piquer la main gauche et ne lier que les croches à droite. Pour les mesures 9 à 14, il faut transformer le rythme croches à droite en croches pointées-doubles.

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Hommage à Charlot

J'ai composé ce morceau pour mon fils à l'occasion d'une audition qu'il passait. Tout est piqué sauf les doubles-croches de la main droite. Cette petite pièce rend hommage aux films saccadés de Charlie Chaplin qui ont bercés mon enfance.